Mercredi 5 mars 2008 3 05 /03 /Mars /2008 18:00

Parmi les outils et moyens utiles à la transmission ou au partage de connaissances on trouve:
 la publication, 
la conférence, 
l'exposition. 
Chacun de ces moyens peut fonctionner indépendamment ou bien être associé à l'un ou l'autre. Les trois actions peuvent même être entreprises dans la cadre d'une animation multi-supports.

Mais  pour être efficace et avoir les meilleures chances d'atteindre les buts fixés, chaque moyen mis en oeuvre doit répondre à des pré-requis incontournables:

La publication: Le sujet doit apparaître clairement dans le titre de l'ouvrage. Pour garder son pouvoir attractif la publication doit rédiger en termes simples et précis. Elle doit suivre une logique sans s'écarter dans des disgressions perturbant la compréhension du message.

Les illustrations apportent un complément certain à tout document écrit. Bien souvent, par une image, ou un dessin, elles fournissent une foule de détails qu'un long texte aurait des difficultés à faire comprendre.

Les publications peuvent se décliner selon diverses formes:
La bande dessinée, accessible à tous, reste un moyen ludique de lecture
Le livre écrit, sonl'intérêt sera très dépendant des qualités du ou des rédacteurs.
Le livre illustré reste un bon compromis

Le volume du texte ainsi que le format doivent rester dans des limites raisonnables
les formats types permettent de réduire le coût de la publication. Il faut essayer de compter un nombre de cahiers juste (un cahier fait généralement 16 pages). Ainsi doit-on s'applique à faire tenir  la pagination en nombre  entier de cahier (éviter les demi cahiers).

Les illustrations en quadrichromie, regroupées sur le même cahier , permettent une réduction sensible des coûts d'impression.

Pour rester dans des coûts raisonnables, il faut impérativement éviter les doubles jaquettes ainsi que les transparants ou encore les dépliants encartés.

Le nombre tiré d'exemplaires  se réduira en fonction de l'augmentation des tirages. Il faut toujours essayer d'évaluer le nombre d'exemplaire au plus juste car le prix d'une réédition ou d'exemplaires supplémentaires est souvent très élevé.

L'exposition: reste un excellent support pour atteindre un large public.
Demandant souvent une longue préparation, elle doit être structurée selon une logique définie et  répondre à une attente du visiteur et s'adapter à un lieu.
Pour rester très attractive, l'exposition doit se garder de présenter un visuel plaqué: c'est-à-dire, il faut impérativement éviter d'afficher une suite de panneaux explicatifs vite abandonnée par le lecteur. 
Les textes doivent être clairs et concis. Ils doivent s'appuyer sur des illustrations (photos, documents, plans, maquettes, etc...) L"adjonction de ces documents iconographiques donne le volume nécessaire à l'attractivité de l'exposition.  

Les sources de documentation doivent être recherchées et choisies avec le plus grand sérieux. Ne jamais introduire dans une exposition des informations douteuses ou mal comprises. Il faut écarter sans réserve les interprètations approximatives, éviter les formules à ''l'emporte pièce'' qui bien souvent n'ont aucune signification.

Pour surprendre, l'exposition doit alterner des documents, des pièces ou instruments, des maquettes, des illustrations des sons, etc...

Pour réussir une exposition, il est impératif de ne jamais perdre de vue qu'on ne monte pas une exposition pour son autosatisfaction, mais pour transmettre et partager une somme d'informations.

La conférence: ce terme trop pompeux reste à éviter. Bien souvent, il fige le public et ne favorise pas les échanges. il reste préférable de proposer une rencontre débat.  Afin cependant d'éviter de trop fréquentes interruptions, on peut en début d'intervention fixer les règles de fonctionnement: je présente et je développe le sujet, puis on passe ensuite aux questions.

Il est bien évident que l'intervenant doit parfaitement maîtriser son sujet. Ce dernier ne doit jamais se contenter de lire des notes ou bien des extraits de publications (c'est hélas encore trop souvent le cas). 

L'intervenant ne doit jamais mettre le public en difficulté  en lui posant des questions. Même si tout l'auditoire sait ce qu'il s'est passé en 1515, il est préférable d'intervenir en disant: "1515  nous connaissons tous cette bataille de Marignan" Plutôt que : " 1515; qu'est-ce que cela vous rappelle?". Face à cette interrogation qui peut être interprètée comme une évaluation des connaissances, on risque un blanc souvent difficile à faire oublier.

Lorsque que cela est possible, il est bon de pouvoir illustrer son intervention par un support visuel  qui peuvent être des documents anciens, des diapositives ou des images numériques (s'assurer préalablement du bon fonctionnement des moyens de projection).

Un débat conférence doit pouvoir se tenir dans un temps de 1h 30 à 1 h 45 . On peut ainsi exposer durant 1 h à 1 h 15 et ensuite développer certains points à partir des questions posées. L'expérience, montre qu'au delà de 2 heures l'auditoire relache sensiblement son attention. Après 2 h 30 il ne reste que les trop timides pour quitter la salle et ceux qui ce sont endormis.

Attention:  Dans la grande majorité des conférences, on trouve des personnes qui ont particulièrement étudiées le sujet afin d'être en mesure de poser, bien souvent de bonnes questions dont elles connaissent la réponse et d'autres qui espèrent pièger l'intervenant.  Afin d'éviter d'être mis en difficulté, il n'y a aucune honte à reconnaître qu'on peut ne pas avoir toutes les réponses plutôt que de prendre le risque de se pièger dans une approximation.

Mais en règle générale, les échanges sont d'un grand intérêt et se passe dans une aimable convivialité.

Par Yannick L.
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Retour à l'accueil

Présentation

Créer un Blog

Recherche

Calendrier

Mai 2012
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus